Données sur les connaissances linguistiques à Bruxelles
Le Conseil bruxellois pour le multilinguisme met ce hub de données à la disposition des citoyens, des chercheurs et des décideurs pour éclairer le paysage linguistique de Bruxelles. Le français demeure la langue véhiculaire dominante bien qu'en recul progressif, l'anglais a bondi au deuxième rang, et le néerlandais amorce un rebond après un creux historique. Parallèlement à ces trois langues principales de contact, Bruxelles accueille d'importantes communautés arabophones, hispanophones, italophones, lusophones, turcophones et roumanophones — avec plus de 100 langues parlées au total sur son territoire. Le hub réunit deux sources complémentaires : le Taalbarometer du centre de recherche BRIO (VUB), une enquête scientifique représentative menée à cinq reprises depuis 2001, et des cartes d'exposition linguistique issues de données agrégées des réseaux sociaux dans les 19 communes.
Explorer les données
Synthèse de l'enquête Taalbarometer
Une enquête scientifique représentative menée auprès de 2 500 résidents bruxellois et renouvelée sur cinq éditions depuis 2001 par le centre BRIO (VUB). Sur la page de l'enquête, vous découvrirez des graphiques interactifs retraçant plus de 20 ans d'évolution des langues de contact (français, anglais, néerlandais), les profils de combinaisons multilingues, la diversité des langues familiales, les dynamiques générationnelles et l'usage des langues dans les institutions publiques.
Cartographie des langues à Bruxelles à partir des réseaux sociaux
Un jeu de données empirique issu de l'activité agrégée et anonymisée sur les réseaux sociaux, cartographiant la présence linguistique numérique dans les 19 communes bruxelloises. Sur la page des cartes, vous pourrez explorer les cartes géographiques, filtrer par langue ou par commune, analyser les classements locaux et découvrir l'implantation territoriale de plus de 50 langues.
Comprendre les sources de données
Chaque source éclaire une dimension distincte du multilinguisme : le Taalbarometer mesure la maîtrise autodéclarée et les évolutions démographiques, tandis que la carte des réseaux sociaux visualise la présence numérique et l'exposition linguistique locale dans les 19 communes.
| Taalbarometer (VUB / BRIO) | Exposition linguistique sur les réseaux sociaux | |
|---|---|---|
| Méthodologie | Enquête représentative par échantillonnage menée tous les 5 à 6 ans depuis 2001 (dernière édition TB5 en 2024/2025). Mesure les compétences autodéclarées ('bonnes à excellentes') et suit l'usage des langues dans les sphères privée, professionnelle et publique. | Analyse des profils d'utilisateurs actifs, agrégés et anonymisés, et des paramètres linguistiques sur les réseaux sociaux (collectés en janvier 2026) en Région de Bruxelles-Capitale, cartographiés sur les 19 communes. |
| Points forts | Échantillon représentatif rigoureux (2 500+ adultes), recul longitudinal de 23 ans depuis 2001, analyses démographiques croisées approfondies (âge, niveau d'études, origine). | Très large échantillon numérique actif, granularité géographique précise pour les 19 communes, excellente détection des communautés linguistiques minoritaires. |
| Limites | Évaluation subjective des compétences autodéclarées ; résolution d'échantillon plus restreinte pour les très petites communautés linguistiques. | Surestime l'anglais en raison des paramètres par défaut des appareils et de la prédominance des contenus anglophones sur les réseaux sociaux. Inversement, peut sous-estimer les langues utilisées principalement dans le cadre professionnel par rapport à la sphère privée, amicale et familiale propre à Facebook et Instagram. Ne constitue pas un recensement officiel ni un test de compétences. |