Constantinople, Alexandrie, Londres, Dubaï ou New-York… Toutes les grandes villes, d'hier et d'aujourd'hui, ont attiré des migrants venus du monde entier. Des femmes et des hommes qui, poursuivant leurs rêves, contribuèrent à la prospérité de ces métropoles.
Dans la lignée de ces glorieuses cités, Bruxelles est aujourd'hui une des villes les plus cosmopolites au monde. 186 nationalités et des centaines de langues s'y côtoient sur un territoire de 162 km2. Plus de 60% de ses habitants n'avaient pas la nationalité belge à la naissance. Un étudiant sur quatre dans le supérieur est international.
Ces quelques chiffres témoignent de la diversité bruxelloise. Une capitale ouverte sur le monde, qui a conservé sa candeur et sa truculence. Cette richesse est un atout inestimable qu'il s'agit de célébrer et de faire fructifier. Nous avons tout à y gagner.
Pour les citoyens, qui peuvent apprendre de l'autre et échanger. Pour les entreprises, qui accèdent ainsi à un vivier de talents multilingues, dotés d'une capacité d'adaptation indispensable dans une économie mondialisée. Pour la communauté dans son ensemble, qui peut s'épanouir sur un terreau fertile.
Cette diversité linguistique et culturelle constitue également un défi. A l'opposé de certains esprits chagrins qui semblent considérer les langues comme une source de discorde, Bruxelles mise sur le multilinguisme. L'ambition est que chaque habitant puisse parler fièrement sa langue natale, tout en maitrisant suffisamment chacune des langues qui importent le plus à Bruxelles : le français, le néerlandais et l'anglais.