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Aperçu

Aperçu de la première Semaine bruxelloise du multilinguisme.

Une centaine de partenaires

Plus d’une centaine d’activités. Presque autant de partenaires dans toute la région. Près de 3.000 participants. La première Semaine bruxelloise du multilinguisme a dépassé toutes les attentes. Organisée par le Conseil bruxellois du multilinguisme avec l’appui de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Ville de Bruxelles, elle a eu lieu du 9 au 14 février dans une douzaine de communes et au Palais de la Bourse.

Elle a permis à des milliers de Bruxellois de s’associer à la célébration de l’impressionnante diversité linguistique de leur ville et de réaffirmer toute l’importance du multilinguisme pour son dynamisme économique, sa cohésion sociale et la pleine jouissance de sa richesse culturelle.

Une centaine de partenaires

Une language-friendly school

La semaine a commencé par une rencontre avec la presse à l’école Pacheco, une école fondamentale néerlandophone située au centre de Bruxelles et détentrice du label international language-friendly school. Cette visite a permis de voir concrètement comment valoriser la trentaine de langues maternelles des élèves et les mobiliser comme ressources au service de l’apprentissage de la langue scolaire.

Le néerlandais d’un élève ukrainien de troisième primaire arrivé à l’école en septembre dernier avait en tout cas de quoi impressionner. De même que l’engagement optimiste de l’enseignante évoquant le cas d’une petite fille afghane qui, n’ayant jamais été à l’école, devait encore apprendre à manipuler un crayon et avec qui elle ne pouvait communiquer que grâce à l’intermédiation d’une élève d’une autre classe. Le défi est d’envergure — et encore plus, dans l’environnement bruxellois, pour une école néerlandophone que pour une école francophone, mais l’enthousiasme et l’ingéniosité d’une équipe d’enseignant.e.s est en mesure de le relever.

Une language-friendly school

Cinq grandes langues d’immigration

Tout au long de la semaine, la plupart des activités étaient organisées dans leurs locaux par les organisations partenaires, maar plusieurs se sont déroulées au Palais de la Bourse. En particulier, chaque soir de la semaine fournit l’occasion de découvrir, souvent sur un mode ludique, une de nos grandes langues d’immigration: successivement le polonais, l’espagnol, le turc, le roumain et l’arabe.

Cinq grandes langues d’immigration

Une quarantaine de stands

Lors de la journée de clôture, la Bourse a accueilli une quarantaine stands. Le Parlement européen a pu y montrer concrètement comment fonctionnent aujourd’hui traduction et interprétation dans l’institution la plus multilingue du monde. Actiris, le VDAB et Bruxelles-Formation ont pu expliquer ce qu’ils mettaient en œuvre pour améliorer les compétences linguistiques des chercheurs d’emploi.

Et bien d’autres associations, écoles, universités, institutions d’enseignement pour adultes, etc. ont illustré ce dont Bruxelles dispose pour améliorer le multilinguisme de ses habitants — y compris des ressources sous-utilisées comme la plateforme d’apprentissage en ligne Brulingua, gratuitement utilisable par tout Bruxellois et le vaste stock de livres en langues étrangères disponibles dans la quarantaine de bibliothèques publiques que compte la région.

Tous les participants à la journée de clôture ont été pourvus d’un badge sur lequel ils étaient invités à inscrire, en ordre décroissant de connaissance, les langues dans lesquelles ils s’estimaient capables de communiquer. Toute conversation devait idéalement être conduite dans la langue commune figurant le plus bas possible dans la liste des interlocuteurs. En effet, rien n’est pire pour l’apprentissage des langues que le silence grammaticalement correct.

Une quarantaine de stands

Quatre débats

La semaine a aussi été l’occasion de réfléchir ensemble à plusieurs défis rencontrés à Bruxelles par la promotion du multilinguisme. La journée de clôture a ainsi accueilli quatre débats.

Le premier a suscité un débat riche, révélant des opinions parfois opposées sur l’impact de l’intelligence artificielle, aussi bien dans l’apprentissage des langues que dans les métiers de traducteur et d’interprète.

Le second a illustré le défi colossal auquel l’enseignement bruxellois est confronté en raison de la forte proportion d’élèves qui ne parlent pas à la maison la langue de l’école. Une recommandation a fait consensus : que les parents transmettent aussi bien que possible leur propre langue à leurs enfants. Plus riche sera cette langue, mieux elle sera installée, mieux se fera l'apprentissage de la langue de l’école.

Le troisième débat a permis à quatre responsables de services publics bruxellois — Actiris, STIB, hôpital St Pierre, CPAS de Bruxelles — d’expliquer à quel point la pratique linguistique de ces services a été amenée à s’écarter substantiellement de la lettre de la législation de 1966 toujours en vigueur — le français et le néerlandais et rien d’autre — pour mieux en réaliser l’objectif : accueillir au mieux les habitants de Bruxelles et ses visiteurs en les informant et les servant autant que possible dans une langue qu’ils comprennent.

Enfin le quatrième débat a réuni les ministres Valérie Glatigny (Fédération Wallonie-Bruxelles) et Cieltje Van Achter (Vlaamse regering) pour réfléchir ensemble aux moyens de surmonter un obstacle majeur à la réalisation d’un objectif qu’elles partagent : Que ce soit dans l’enseignement néerlandophone ou francophone, la pénurie d’enseignant·e·s qualifié·e·s pour améliorer la maîtrise du néerlandais chez les élèves bruxellois est particulièrement préoccupante. Les ministres ont déjà pris diverses initiatives, maar les mesures annoncées pour améliorer le néerlandais des élèves tant en Flandre qu’en Wallonie risque de rendre encore plus difficile le recrutement et la stabilisation des enseignant.e.s dont Bruxelles a besoin.

Quatre débats

Et demain ?

La journée et la semaine se sont achevées par une performance multilingue par les septante choristes de la chorale RaveKoor dans le Grand Hall du Palais de la Bourse, suivie d’une réaffirmation du ferme soutien de la Ville de Bruxelles par Delphine Houba, échevine bruxellloise des grands événements, et par un drink offert à toutes celles et ceux qui ont participé activement à la réussite de cette aventure inédite.

Cette première Semaine bruxelloise du multilinguisme a coïncidé avec la semaine frénétique au cours de laquelle Bruxelles a fini par accoucher d’un gouvernement. Au contraire de son prédécesseur, ce gouvernement ne comprend plus explicitement de ministre pour la promotion du multilinguisme. Mais en ouverture du dernier chapitre de sa déclaration de politique régionale, il réaffirme son engagement : « Bruxelles est une région multilingue et internationale où la connaissance des langues constitue un atout stratégique, pour la ville comme pour ses habitants. »

On peut dès lors supposer que la Semaine bruxelloise du multilinguisme pourra continuer à bénéficier de l’appui du gouvernement régional, en plus de celui de la Ville de la Bruxelles : une des fonctions du Palais de la Bourse superbement rénové est précisément d’accueillir des initiatives bottom-up de ce type.

Le succès de cette première Semaine bruxelloise du multilinguisme laisse en tout cas augurer d’un bel avenir. Il doit beaucoup aux contributions généreuses d’innombrables acteurs de terrain œuvrant chaque jour à l’amélioration du multilinguisme des Bruxellois de tous ages et de toutes origines. Elle le doit encore plus à l’engagement d’une fabuleuse équipe coordinatrice, efficace, fiable et enthousiaste de bout en bout.

Rendez-vous en février 2027 pour une deuxième édition !

Le Conseil bruxellois du multilinguisme

Et demain ?